Les wagons portant la mention « 40 hommes, 8 chevaux » datant de la guerre 14/18, restent le symbole de la déportation vers les camps de la mort entre 1940 et 1945. Quinze élèves du collèges « Les Colliberts » de Saint-Michel en l’Herm, ont reconstitué un wagon qui témoigne de l’enfer de la déportation

« Nous étions entassés a plus 120 dans ces wagons et ce, pendant trois jours et trois nuits. Il y avait ceux qui priaient, ceux qui chantaient, ceux qui mourraient. Plus de trois millions d’hommes ont péri dans ces wagons » raconte d’une voix grave et claire malgré l’émotion, Jean Laidet, peintre et ancien déporté du camp de Buchenwald.

« Plus jamais cela ! Plus jamais cette déshumanisation de l’homme qui ne devient plus qu’un numéro ! Plus jamais cette horreur,». C’est bien qu’ont voulu dire ces rescapés qui ont témoigné par leurs écrits, par leurs œuvres comme Maurice de La Pintière ou Jean Laidet qui a fait don, pour la mémoire, de onze toiles montrant ce que fut « le mal absolu » comme le disait Maurice de La Pintière.

 

Oui, l’émotion était en rendez vous lors de la cérémonie poignante qui s’est déroulée à Mouilleron en Pareds pour l’inauguration du « wagon de la mémoire » remis à l’Antenne de l’École du Patrimoine en présence de nombreuses personnalités et de 50 drapeaux des associations d’anciens combattants.

 

« Ce wagon a été conçu, réalisé par quinze élèves de 3e pour le concours de la Résistance et de la Déportation de 2007. Pendant 6 mois, ils ont découvert cette période noire avec Jean Laidet qui a été le catalyseurs et l’âme. Ce wagon est l’ambassadeur pour entretenir la mémoire. Il n’ a pas de France sans l’Histoire ». a rappelé Hubert Ratier, proviseur du lycée à cette époque.

 

Visible à l’antenne de l’école du patrimoine de Mouilleron en Pareds,  Ce wagon s’accompagne d’une exposition retraçant l'univers concentrationnaire nazi qui deviennent de « Véritable support pédagogique pour tous les jeunes du département. Nous vivons un moment de la transmission de la mémoire entre deux générations » constate Dominique Souchet, député de la Vendée pour qui ce « wagon maintiendra en éveil les conscience ». La mémoire des déportés sera aussi présente dans le village natal de Georges Clemenceau et Jean de Lattre puisqu’une plaque avec les noms des 137 vendéens morts en déportation à été dévoilée en ce jour de la déportation, samedi 24 avril.

 

Jean Laidet, matricule 38 119, plaide pour l'avenir en interpellant les jeunes d'une voix puissante qui résonne dans la cours de ce domaine Saint Sauveur : « L'homme n'a toujours pas compris. Civiquement, moralement, on a pas encore franchi le pas. C'est vous, les jeunes qui avez votre destin en main et qui devez assurer la paix. Il y a encore beaucoup de travail pour y parvenir. L'Europe est née il y a 53 ans, elle doit avant tout servir à ça ».

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