Le Congrès national de l’UNC qui s’est déroulé à Colmar, a rassemblé plus de 3000 personnes et près de 600 drapeaux. Pendant trois jours, les travaux ont porté sur l’esprit de Défense. Une grande cérémonie place du Général Rapp, avec dépôt de gerbes, a clôturé ce congrès.

L’Alsace et la Moselle ont souffert dans leur chair lors des conflits de la fin du XIX et du début su XXe siècle. Tantôt français, tantôt allemand, Les Alsaciens et Mosellans savent ce qu’est l’Esprit de Défense. Aujourd’hui, qu’en est il ?
Les intervenants l’ont rappelé : « Mémoire, solidarité, transmission » pour le colonel Pierre Albavimat, président départemental des Landes et représentant les OPEX. « L’esprit de Défense, c’est avant tout le refus de subir, et il doit s’insérer dans tous les actes de la vie quotidienne . Il comprend nos racines, notre civilisation, notre identité nationale » explique Claude Le Bariller, vice-président national, responsable de la commission action civique. Pour l’UNC, cet esprit de défense repose sur la connaissance des menaces bien identifiées qui mettent en cause l’existence de la Nation, ses institutions, ses valeurs patrimoniales. Les menaces d’aujourd’hui s’appellent terrorismes, armes nucléaires et épidémiques, linguistiques et artistiques. Il doit aussi restaurer les liens Armées-Nation suspendus de puis la fin du Service national obligatoire. « Quant à l’Union Européenne, l’esprit de défense doit prendre place dans le cadre européen, mais sans que cela contredise la défense des valeurs nationales et dans le respect de chaque Nation. Nous sommes menacés dans notre civilisation, Il est nécessaire d’être vigilant face à une démobilisation morale et civique. Un peuple sans esprit de défense n’est plus un peuple libre mais un peuple prêt à accepter l’asservissement » conclut Claude Le Bariller. Hughes Dalleau, le président national de l’UNC rajoute : « rien n’est jamais acquis en matière de Défense, nous devons prendre les valeurs de défense de notre civilisation. Tout adhérent de l’UNC a un rôle citoyen à tenir ».
 
L’UNC, c’est la solidarité
La solidarité n’est pas un vain mot à l’UNC. Solidarité envers les veuves de guerre et d’anciens combattants : « L’UNC est le ciment de notre association. L’UNC est devenu notre famille » rappelle la secrétaire générale des veuves de guerre. Solidarité envers les gens en difficulté : « Les actions reposent sur toutes les actions des sections » précise le vice-président responsable de l’action sociale. Solidarité avec les anciens combattants des anciennes colonie françaises. L’UNC a créée 14 dispensaires en Afrique. « Nous n’avons pas le droit de supprimer l’espoir que nous avons suscité » clame le responsable de l’action Humanitaire.
Jacques Bouté, vice-président national, responsable de la commission législation, interpelle les parlementaires présents sur toutes les revendications du monde combattants, qu’il s’agisse des dates pour l’obtention de la carte du combattant, de la retraite mutualiste, de la reconnaissance des prisonniers de guerre, pour la recherche des disparus ou du problèmes des harkis et de la reconnaissance des réfractaires alsaciens et mosellans : « Le ministre Jean Marie Bockel a engagé le combat pour avoir des avancés dans ces domaines. Nous faisons parti de ses troupes » avance Jacques Bouté. Certes, il y a beaucoup de promesses mais « ni mission, ni budget pour les appliquer ». Quant à l’attribution de décoration, Jacques Bouté s’exclame : « Pour avoir une décoration, il faut faire partie d’un club de foot que d’avoir été combattant pour la France ».
« Lorsque la réalité des faits l’emportent sur les considérations juridiques, lorsque la loi n’est plus conforme, il est juste de changer la Loi » conclut Jacques Bouté

L’avenir de l’UNC : les Soldats de France

L’UNC a créé les Soldats de France. « Le monde a besoin de combattants pour le devoir de mémoire . Ils ont troqué les armes pour convaincre de la nécessité d’être des relais et des transmetteur de mémoire » rappelle Bruno Gabellieri l’un des créateurs de Soldats de France. Ces hommes, convaincus, s’engagent dans la vie publique du pays ou dans la vie associative. Bruno demande d’assurer la relève des anciens : « Nous avons besoin de vous. Il faut des Soldats de France pour s’engager dans les actions de l’UNC. Il faut des volontaires pour travailler au sein des commissions ».
Chacun à l’UNC est conscient d’appartenir à une communauté de destin et de solidarité avec ses droit et ses devoirs. « Unis comme au front », comme dit la devise de l’ association C’est pour cette raison que le « soleil ne se couche jamais sur l’UNC »